Le sud de Madagascar en proie à une crise alimentaire majeure

El Nino a presque eu raison du sud de Madagascar qui connait alors une pluviosité quasi nulle. Cette sècheresse donne lieu à une crise alimentaire sans précédente. Il faut également savoir que cette région est déjà sujette à la pénurie depuis des lustres, mais elle reste le cadet des soucis des dirigeants qui se sont succédés au pouvoir.

 

Le sud de Madagascar en proie à une crise alimentaire alarmante

Les enfants sont les principales victimes de la famine et de la malnutrition

 

Une situation plus qu’inquiétante

La sécheresse a plongé environ 1,4 million de personnes en situation d’insuffisance alimentaire. En effet, la production de maïs accuse une baisse de 80 %, en comparaison avec celle de l’année précédente. De même, la production de riz et de manioc est aussi sujette à une diminution en continu. L’une des explications à cette crise alimentaire secouant le sud de Madagascar n’est autre que le phénomène climatique El Nino, lequel engendre un déficit de pluie notable.

A noter également qu’à l’heure actuelle, le sud de Madagascar fait face au « kere », période précédant les premières récoltes et caractérisée par un épuisement total des grains issus de la dernière récolte.

En outre, il faut savoir que cette partie de la grande île est déjà éprouvée par trois années de calvaire. Le docteur Mamy Razanamahefa avance aussi un taux de malnutrition en progression continue « depuis six ans ».

 

Des moyens de production épuisés

Parmi le près d’un et demi-million de personnes sujettes à l’insuffisance alimentaire figurent quelque 850.000 en situation d’urgence. N’étant plus en mesure de subvenir à leurs besoins nutritifs, ces dernières ont besoin d’une aide alimentaire dans les meilleurs délais. Selon Luc Genot, responsable auprès de la FAO, l’absence d’aide risque d’être fatale pour le sud du pays. Les ménages étant déjà fortement affaiblis par les dernières saisons de crise et se trouvent en état d’incapacité de traverser « une nouvelle situation d’urgence ». En effet, ils n’ont quasiment plus de moyen de production après avoir été contraints de vendre leurs bœufs à très bas prix, de l’ordre de 7 à 8 fois moins chers.

Fort heureusement, les bailleurs de fonds ne restent pas insensibles à cette grave crise alimentaire dans le sud de Madagascar. Le 2 décembre dernier, ils ont débloqué quelques 5,9 milliards d’euros pour donner un coup de pouce à l’économie du pays. Mais encore faut-il que la région d’Amboasary obtienne bien une part qui lui permettra de mettre fin à cette situation désastreuse.